Notre méthodologie

Création
Arborescente

Créer des œuvres-univers où l’IA peut produire un foisonnement de créations transmédias entrelacées.

Le vrai sens de l’IA en création

Le sens de l’intelligence artificielle en création n’est pas de produire plus de la même chose. Si avec l’IA, le créateur ne fait que générer plus d’images, plus de textes, plus de contenus jusqu’à saturation, alors il rate sa singularité.

Le véritable potentiel de l’IA est d’explorer des sens culturels nouveaux, des esthétiques inédites, des procédés créatifs qui n’existaient pas auparavant.

L’œuvre-univers

Face à la commoditisation technique que produit l’IA, l’acte créateur se déplace. Non pas vers le haut ou vers le bas dans une hiérarchie imaginaire, mais vers un autre lieu.

Au lieu de créer des œuvres-objets, le créateur est appelé à créer des œuvres-univers : des « lores » signifiants et puissants, des mondes dotés de leurs lois, de leur histoire, de leur cohérence interne.

Ces univers deviennent le contexte pour que l’intelligence artificielle puisse y naviguer et y produire un foisonnement de créations transmédias entrelacées.

Un roman, un jeu vidéo, une série, une bande dessinée, un podcast narratif — tous situés dans le même cosmos fictionnel, tous cohérents entre eux, tous déployés avec une densité de production impossible à un créateur seul.

C’est cela, la création arborescente.

Le créateur démiurge

Le créateur devient littéralement créateur de mondes complets, architecte d’un cosmos fictionnel que l’intelligence artificielle vient peupler et enrichir.

Cette figure de démiurge n’est pas entièrement nouvelle. Tolkien construisant la Terre du Milieu, Lucas déployant Star Wars, les créateurs de Donjons et Dragons procèdent ainsi depuis longtemps. Mais ils le faisaient avec les moyens de l’artisanat : des équipes nombreuses, des années de travail, des budgets considérables.

L’intelligence artificielle pourrait démocratiser cette forme de création, la rendre accessible à quiconque porte un univers en lui.

Comment ça fonctionne

La création arborescente se traduit opérationnellement en trois piliers.

1. Créer des univers riches

Développer des « lores » complets : contexte, histoire, personnages, lieux, esthétique, règles internes. Des mondes cohérents et profonds.

2. Ouvrir en Open Source

Partager tout ou partie des blocs constitutifs de l’univers sous licence Creative Commons, dans un format structuré et exploitable par l’IA.

3. Créer avec l’IA

Utiliser l’intelligence artificielle pour créer ou co-créer à l’intérieur de l’univers : BD, séries, romans, jeux, podcasts…

Chaque univers du Studio Entremondes est disponible en téléchargement.
Créez dans nos mondes. Créez vos propres mondes.

Nouvelles formes d’interaction

L’œuvre promptable

Une fois l’œuvre-univers constituée, le créateur peut offrir au spectateur la possibilité de « prompter » sa propre instanciation de l’univers, personnalisée et individualisée.

L’œuvre hybridable

Le créateur peut ouvrir son œuvre-univers pour l’interfacer avec les univers d’autres créateurs, en faire jaillir des métissages et des croisements inédits.

Le nouveau hors-champ

L’œuvre-univers, en étant arborescente, peut devenir si vaste qu’elle possède de nombreux artefacts ignorés, de nombreuses créations auxquelles personne, jamais, n’assiste, et que personne, jamais, ne sait exister.

Seule une fraction de l’univers est visible. Il possède, pour ainsi dire, un « cône de lumière » qui nous parvient, et en dehors duquel peuvent proliférer des ombres d’œuvres.

L’œuvre n’est-elle que ce qui est montré, ou aussi tout ce qui fut envisagé, toute la latence de l’univers-œuvre ?

L’Intelligence Artificielle n’est pas l’ennemie du créateur,
elle est l’ennemie du technicien.

En cela, elle porte le potentiel d’une libération créative radicale.

Cette libération, nous l’appelons:
la création arborescente.